Nico

J'ai choisi cette image car elle représente  bien l'univers qu'aime mon fils, c'est un passionné d'informatique, surtout d'internet.

Moins facile dans un sens de parler de lui, car à travers mon vécu, j'ai aussi  compris les  relations karmiques qui  étaient entre nous, et j'ai connaissance de beaucoup d'informations sur ses vies antérieures, sur son chemin de vie choisi dans cette vie. Je  parlerai plus en détails de cela dans mes vies antérieures en Irlande et en tant qu'amérindienne.

Sa naissance fut provoquée  parce que je faisais de la haute pression. Il n'a point pleuré mais vibrait surtout de colère. Lorsque je suis sortie de l'hôpital avec lui, les infirmières m'ont souhaité bonne chance car il demandait beaucoup d'attention et  avait un tempérament colérique. Vrai aussi que  dès le premier jour après sa naissance,  je vivais moi aussi colère à cause de son prénom qui était rejeté.

À  la maison, il fut un bébé plus calme, mais n'aimait pas son lit, dormir.  Dès son réveil, je devais le lever, en autant qu'il pouvait me suivre des yeux hors du lit, il était heureux.  Ce fut un bébé et un enfant peu souriant. Il demandait   beaucoup d'attention, devait toujours sentir une présence, je devais reconnaître les signes de fatigue pour aller le coucher car il aimait pas aller au lit.

A 10 mois il commençait à marcher, malheureusement  je suis tombée avec lui dans mes bras et il eut une jambe cassée, cela a  juste repousser de quelques semaines qu'il marche vraiment. C'était un enfant avide d'aider, il désirait faire des choses que ses habiletés manuelles ne lui permettaient pas en raison de son âge. Un enfant très sensible aussi, très affectueux.  Un enfant très questionneur, avide d'apprendre, il avait super hâte d'aller à l'école pour connaître  l'écriture, compter, lire et bien d'autres choses.  A la maternelle, le professeur l'a en quelque sorte rejeté,  trouvait que c'était un enfant qui bougeait beaucoup trop, en somme elle arrivait pas à satisfaire son besoin de connaissance et comme il apprenait plus vite que ses camarades, il s'ennuyait à l'école.

J'avais durant sa petite enfance, été voir mon médecin afin de savoir si mon fils était un hyperactif.  Du tout, puisque devant un match de hockey ou même quand le médecin l'examinait, il restait tranquille.  C'était un enfant  qu'on devait stimuler en proposant des jeux sinon il  savait point s'occuper par lui-même.

Vers l'âge de 3 ou 4 ans, son père a vécu des accidents de travail, le dos était touché et du jour au lendemain, il a arrêté de jouer, de se tirailler avec son fils. Cela l'a affecté, il s'est senti rejeté alors.

Tout au long de ses années scolaires de l'enfance, il brillait au niveau académique, mais avait de grandes difficultés à se faire des amis. Par chance, il a aussi eu de merveilleux professeurs qui ont veillé à cela.  Il a joué au hockey pour faire plaisir à son père mais c'était tout un temps de patience pour  se préparer. Le soccer lui fut plus un sport à sa mesure, il y a joué jusqu'à ses 16 ans. Il a participé pendant quelques années au mouvement scout, mais s'y sentait point à l'aise. Car derrière ses bravades, son masque de colère, mon fils est un grand doux, un grand sensible.

De moins en moins il aimait l'école, je l'ai donc laissé libre de choisir le système scolaire le mieux adapté pour lui, il a choisi l'alternative qui offre aux élèves de participer à des projets,  prendre leurs études en main.  Ce fut à cette  école-là qu'il a créé son premier site web.  Du fait que chez moi, il y a toujours eu des ordinateurs, je l'ai laissé débuter dessus assez jeune, même si je n'avais que les ordinateurs périmés en quelque sorte.  Il a ainsi débuté à faire de la programmation par lui-même.  Mon père ainsi que mes frères lui ont apporté leur lot de connaissances en informatique.

Au fil des années, j'ai eu à faire preuve de beaucoup d'imagination, beaucoup lu aussi, car il avait tous les signes d'un enfant "Tefflon", enfant sur lequel rien ne colle.  Même voulu aller voir un psychologue  pour l'aider  à mieux être dans sa peau, comprendre qui il était.  Lorsqu'est venu le moment d'aller au rendez-vous, mon mari rejeta l'idée en disant que celui-ci  s'était amélioré.  Je ne disais mot et continuais à relever mes manches pour trouver les bons outils pour l'aider à mieux s'adapter à la société, à gérer son tempérament  colérique. 

Il avait presque 12 ans au moment où j'ai annoncé que  son père et moi nous nous séparerions.  Il fut celui pour lequel j'avais le plus peur de me séparer, peur qu'il prenne la voie de la délinquance de par son caractère, son coté anti-social. Grâce à des intervenants j'ai pu travailler en moi ces peurs-là et suis allée me chercher des outils afin de m'aider et d'aider mes enfants  à gérer  toutes les émotions vécues face à la séparation. Lors de l'annonce, Nico envisageait déjà ce qu'il ferait lorsque papa quitterait. Qu'il ferait telle et telle action pour la maison.  Je ne voulais point qu'il prenne le rôle du père, je voulais qu'il continue à vivre sa vie de jeune. Donc, ce qu'il faisait, était de l'aide et non une obligation, cela était mon rôle de reprendre les actions faites auparavant par le papa.

La séparation n'a pas trop affecté sa vie scolaire. Il continuait à être égal à lui-même.  Par la suite, je l'ai vu changer progressivement, il a commencé à avoir des amis, son rendement académique a diminué un peu mais j'en faisais peu de cas, j'avais aussi compris que je reproduisais avec mes enfants, le schéma de mon enfance.  Tu as  80%, tu es capable de faire mieux.  J'ai donc arrêté de leur mettre sur les épaules mes attentes face à de hautes notes scolaires. Je leur demandais plutôt s'ils étaient heureux de leurs  résultats.

À l'âge de 14 ans,  entre lui et son père c'était confrontation sur confrontation  les  fins de semaine où  il y allait.  Son année scolaire en a pâti aussi. Je l'avais mis en face des conséquences, de ce qu'il voulait vivre.  Il n'a pas réussi  à se reprendre vraiment en main pour ses études. Il est comme moi dans un sens, comme j'apprenais facilement, lorsqu'il me fallait mettre plus d'effort sur une matière, j'avais tendance alors à me décourager et à abandonner, je me créais des attentes trop hautes. Il a donc du recommencer cette année scolaire.  Entre-temps, je savais lorsque cela n'avait pas marché avec son père car c'est  avec moi alors qu'avaient lieu pour quelques jours de pénibles confrontations. Inconsciemment, il venait tester mon amour pour lui.  Il m'a aussi demandé s'il pouvait  rester ici au lieu d'aller chez son père.  J'ai dit oui, en le mettant aussi au courant que ces jours-là, il avait à s'occuper de lui-même, que j'avais besoin de ces temps de repos. Vrai que si je faisais à manger pour moi,  je faisais aussi pour lui. Je voulais ainsi lui enseigner le respect de  chacun, liberté des choix et d'assumer les conséquences des choix.

Il a réussi brillamment cette année scolaire recommencée. Malheureusement l'année suivante,  alors qu'il avait choisi des cours d'informatique, il a eu un professeur qui en savait moins que lui mais qui ne savait pas occuper Nico, ni  croire aux connaissances de celui-ci dans le domaine.  Il m'a alors demandé à quitter le système scolaire.  Je l'ai mis face aux conséquences de ces choix. Il a choisi le chemin le plus difficile en arrêtant l'école.

Nico est un puissant miroir pour moi, car malgré nos confrontations, je lui servais de père et mère,  il me testait constamment sur l'amour que j'avais pour lui. Il  était aussi à mon image de  qui j'avais été pendant des années, incapable de communiquer mes sentiments par peur d'être jugée. Tout comme moi, il manque de confiance en lui-même, en ses capacités.  Il a de la difficulté à foncer pour créer sa vie. Il est très sensible, a horreur des batailles et conflits, même si de par son caractère il en crée lui-même.  Il est beaucoup à la recherche de son identité.  Le monde de l'invisible lui fait peur inconsciemment. J'ai compris pourquoi quand j'ai su qu'il est une âme d'Atlantide.

Suite à son arrêt de l'école, les confrontations furent de plus en plus nombreuses entre lui et moi. J'étais dans une lutte de pouvoir avec lui. Je travaillais cela, j'avais à m'affirmer avec lui afin que je ne vive pas le même schéma que j'avais avec mon mari et mon père inconsciemment.  Tout comme son père est et tout comme j'étais avant mon cheminement, Nico est dépendant affectif.  Ensemble bien souvent, nous avons réussi à communiquer en mettant en pratique les cours que je suivais, nous apprenions ensemble ainsi qu'avec ses soeurs.

J'ai eu en tant que mère à le laisser  libre de laisser sa vie prendre le tournant d'une forme de déprime, à le laisser comme végéter.  À ne pas le pousser dans le dos à prendre sa vie en main. Cela à la demande de son âme.  Je voyais bien qu'il s'ennuyait, ne vivait que pour dormir, manger et être sur l'ordinateur. J'ai gardé confiance. Je le voyais aussi de plus en plus s'ouvrir à des amitiés, sortir et organiser des rencontres de  gens d'internet, aller jouer au billard, au football, etc., son côté social s'améliorait vis-à-vis ceux de son âge. Il fut aussi aimé d'un groupe d'adultes avec lesquels il chattait de par ses connaissances en informatique, il aimait aider les gens à résoudre leur difficulté dans ce domaine-là. C'est lui qui m'a trouvé un hébergeur pour mon site web, c'est lui qui m'aide aussi quand j'éprouve certaines difficultés informatiques.  Chacun de mes enfants m'aident selon leurs connaissances.

Notre lien de communication n'est pas encore au plus haut comme celui que je connais avec ma fille aînée, mais il est là, souvent lorsqu'il allait dormir chez des amis, c'est à travers le logiciel icq d'internet qu'il me parle le plus. Je respecte cela car au moins il y a communication. 

Il y a quelques mois, son âme m'a demandé de semer, de lui envoyer lumière, j'ai assisté dans l'invisible à  une initiation avec ses guides. Et depuis, je l'ai vu se transformer, ses attitudes ont changé même si lui a pas toujours conscience de cela.  Il est devenu plus joyeux, il fait même de l'humour en personnifiant des  rôles.  J'ai connu des soirées à rire aux éclats, à en avoir mal au ventre et rire aux larmes, tellement il était merveilleux.  Je le vois aussi commencer plus à prendre sa vie en main, aller chercher des outils pour mieux gérer sa vie. Car depuis quelques mois aussi, il est amoureux d'une jeune fille de 17 ans, et coïncidence, elle porte le prénom que lui aurait eu s'il avait été une fille.  Il vient souvent me demander conseil pour mieux gérer les conflits qu'il vit avec elle ou avec d'autres. Je l'ai vu aussi gérer ses colères autrement qu'avant. Je l'ai vu aller au-devant des gens pour savoir clairement ce qui se passait et résoudre ainsi des rumeurs. Améliorer ses relations avec les autres. Je le vois qui, tout doucement devient un homme, un adulte, même si côté étude ou emploi, rien n'est encore présent dans sa vie. J'ai confiance, il est en train de se découvrir, de redécouvrir ses forces, ses qualités, son estime de lui-même.

Il a de grandes capacités en lui,  ne lui reste qu'à tout découvrir et se faire confiance.  Même si j'ai vécu péniblement des confrontations avec lui , je l'admire, car il démontrait ainsi: aimez- moi tel que je suis et non pas vouloir que je sois selon telle image. Il affirmait fort ne pas vouloir devenir ce que les autres voulaient, la société voulait. Alors que de mon coté,  je fus longtemps un mouton.

Nicolas, je t'aime.  Merci de m'avoir choisie comme mère.  Merci de m'aider à grandir car auprès de toi  j'ai eu à aller chercher au fond de moi-même, des forces, des capacités dont je ne soupçonnais même pas l'existence. Avec toi, j'ai évolué et me suis beaucoup servi du miroir merveilleux que tu es pour moi. J'ai confiance que tu sauras accomplir ta route et Être.

 

Et voilà le futur webmaster.

© lumdam 2001