Bob-Incertitudes

Durant le processus pour la maison, je vécus différentes phases face à Bob, à cette relation amoureuse .  Voici ce qui fut vécu dans le dernier temps du processus.

Le 5 en me réveillant, les doutes revinrent en moi, étais-je faite pour une vie de nomade comme Bob ?  Plus tard je discutai avec Kamaraï qui me dit qu'elle sentait que ça s'en venait mon temps avec Bob.

En relisant le dernier mail de Bob, monta en moi qu'inconsciemment en prenant son temps, il me testait sur mes réactions, si j'allais lui dire de revenir plus tôt, etc.

Alors que je me questionnais face à l'offre d'achat, Wanapagué m'apparut et me dit: "Quoi que tu fasses, c'est parfait."

Alors que je me disais que j'aurais aimé la présence de Bob à mes côtés lors du processus de vente, je vis que son essence, de son côté, avait été très présente.  Et qu'à chaque fois qu'elle me disait qu'il revenait, j'avais mail de lui ensuite.

Selon une autre amie, Bob allait être encore hésitant au tout début, même après la vente .  Comme elle employait les mots "je pense..." je me dis que c'était son mental qui parlait.

Le 6, j'envoie mail à Bob pour lui donner les dernières nouvelles.  Naturellement, je désirais recevoir de ses nouvelles.  Comme je m'étais remise en attente,  je savais donc que je n'en aurais point.

Le 8, depuis la veille au soir, je me questionnais si c'était mon désir ou vraiment l'essence de Bob qui me disait qu'il revenait.

Un travail sur moi se poursuivait face à la maison.  Un ami me demanda si j'allais continuer son site web ensuite.  Il est vrai que je voulais prendre une année sabbatique et je me disais que l'hiver prochain, si j'étais en Floride, je pourrais faire cela les temps où Bob travaillerait.

Vers midi, Wanapagué m'apparaît en me disant: te souviens-tu quand je te demandais si tu voulais m'épouser ? Je souris et répondis oui.  Il me dit alors que Bob venait aussi de dire oui.

Je vis que les moments d'attente face à la maison était là pour me tester, si j'allais douter et ce que je ferais avec cela.  En plus, je n'avais aucun mail de Bob depuis  plusieurs jours.

Ce jour-là, mon âme me fit voir des situations du passé afin que je voie ma capacité de m'adapter, de sauter aussi sur les occasions pour me balader, aller quelque part, faire du camping avec plusieurs arrêts, mon voyage en Europe aussi.  Elle me faisait voir la nomade déjà en moi.

Le 9, aucune nouvelle de Bob.  Si j'avais envie de vivre avec Bob, je n'oubliais pas pour autant qu'il avait son libre arbitre.  Je me dis à la grâce de Dieu, je verrais bien ce que j'aurais à vivre avec Bob, s'il se prononcerait avant le déménagement.

En journée, je me dis que j'avais à faire face seule, sans son soutien,  à tout ce qui avait trait à la maison, à finaliser mon livre du passé puisque je n'avais aucune nouvelle de Bob. 

J'avais hâte d'être à nouveau avec lui, de rire avec lui, faire l'amour, me balader, m'amuser, échanger, partager, découvrir, être auprès de lui.  Me découvrir encore plus à travers les nouvelles expériences à vivre avec lui.

J'avais à me faire des projets pour après le déménagement.  Je voulais voyager avec lui, oui, tout en ayant d'autres projets afin de penser à moi, de prendre soin de moi, ne point retomber dans le schéma d'attendre après l'autre.

Lors d'un autre processus de regard sur moi, je me posai certaines questions.  Bob, je choisissais d'avancer avec lui, avec mon coeur ou par crainte de me tromper dans ma voie ?  Je sentais que mon coeur puisque j'aimais être avec lui.

Avec différents hommes de ma vie, je me sentais être leur soutien, avec Bob était-ce aussi ainsi ?  Non, il se soutenait lui-même.  Les autres hommes, je cherchais soutien de l'autre. Avec Bob ?  Lorsque j'avais tendance à chercher son soutien, il n'était point là afin que je trouve mon  propre soutien en moi.

Je lui écrivis pour lui donner les dernières nouvelles pour la maison.

Le 10 au réveil, je constatais que depuis le début de mai, on me faisait travailler à me voir vivre avec Bob et parallèlement, il  n'était point là.  Y'avait eu aussi son mail  dans lequel il me souhaitait de trouver appartement à mon goût.  Je décrochai de ce rêve fou pour le moment.  J'étais à me créer des attentes de par ce travail intérieur.  Dire que la veille encore, mes guides m'avaient demandé de le ressentir encore plus à mes côtés dans le quotidien.  J'en venais à me demander si je ne m'étais pas illusionnée depuis deux ans avec Bob.  Cela me dit que non.  Avais-je  terminé avec Bob ?  Non.  Il était vrai qu'il ne savait point que je songeais à vivre avec lui, il ne savait que ce que je lui disais.

Je parlai à Wanapagué et lui dis ceci:  "Désolée Wanapagué, mon être demande des éléments concrets de la part de Bob afin de continuer à m'imaginer vivant avec lui, sinon je me fais du mal avec sa non présence, ses paroles par mail." 

J'avais besoin de concret afin de me rassurer que j'étais dans la bonne direction avec Bob.  Pour quelqu'un qui avait fini ses batailles et revenait vers moi selon son essence, le concret avec Bob me présentait le contraire. 

Qu'avais-je à comprendre de tout ce qui se passait avec Bob ?  Ma foi en un futur avec lui ?  Que Bob m'aime, qu'il tienne à moi, ça j'avais la certitude en moi.  Qu'il désire partager plus avec moi ?  Sur cela j'avais très peu de signe de sa part.

Je constatai que j'étais déçue des mots de Bob, qu'il me dise que je trouverais logis à mon goût alors que je lui avait dit et redit que j'irais avec Coloc et ne partirais point seule, que je prendrais du temps pour moi.  J'avais la sensation qu'il n'écoutait pas vraiment ce que je disais, partageais.  Plusieurs fois je n'avais point eu de réponse à des questions que je lui posais et je l'avais continuellement excusé de cela quelque part.  Y avait-il vraiment une communication entre nous ?

Oui, j'en venais à me demander si cela valait le coup, la patience avec lui si ce n'était que pour vivre ensemble l'équivalent de un à deux mois par an.  En avril je l'avais vu 3 jours, en mai 2 et en juin seulement une journée.  L'an d'avant je m'étais questionnée aussi là-dessus et par la suite il avait passé plus de temps avec moi.

Je choisis alors de ne prendre aucune décision pour le moment face à cette relation avec lui.  Je laissais venir ce qui se passerait après le déménagement.  Plusieurs fois je lui avais posé la question s'il envisageait des futurs avec moi, s'il avait envie de partager plus et j'avais eu rarement des réponses claires sur cela de sa part.  Pour le moment j'avais nulle envie de répondre à son mail puisque je me demandais s'il écoutait vraiment ce que je disais.

Dans le présent, je ne me sentais point assez d'énergie pour continuer à construire avec lui puisqu'il n'y avait rien de concret de son côté m'indiquant qu'il désirait aussi construire avec moi.  Je choisis alors de me reposer de cette construction là.  Si je ne tenais pas compte d'un futur avec Bob, qu'avais-je envie de vivre après le déménagement ?

Je sentis que je vivais en moins intense les 7 mois avant le procès de 2001, avec des nuances, travail sur ma valeur aussi à travers cette relation avec Bob.

Je constatai que je décrochais vrai d'un futur avec lui, que mes pensées allaient vers un futur où il n'y aurait rien de plus avec lui après mon déménagement.  Tel Thomas, j'avais besoin de voir des actes de sa part pour y croire.

J'eus sensation de ne point avoir réussi à créer ce que je désirais avec Bob, avec l'amoureux, la relation de couple, le partage, les voyages, la communication.  Qu'est-ce que j'avais à comprendre ou apprendre encore avec lui dans cette relation non commune ?

Le 11, j'envoyai mail à Bob afin de savoir s'il pourrait m'aider ou pas pour le déménagement, si j'aurais à m'organiser toute seule.  J'aurai aimé qu'il soit présent dans le moment, sentir son amour, son soutien.

Je constatai que j'avais la crainte que tout ne soit qu'illusion que Bob veuille vivre plus de choses avec moi, qu'il veuille vivre avec moi.  (Note, il en avait  peut-être envie, sauf que ses peurs de revivre le passé furent les plus fortes.)

J'avais beau me dire de ne point envisager de futur chez lui, les images montaient d'elles-mêmes.

Dans mon mail, je m'étais trouvée à lui redire que je ne prenais pas de logis pour moi, que je prenais un temps de congé des responsabilités pour mon toit.

Je sentis qu'il allait être là pour le déménagement comme pour les noces et qu'il répondrait à mon mail au bon moment.

Le 14, monta en moi que Bob allait me faire une surprise.

Durant la journée, je me demandai si le souhait de Bob à ce que je trouve logis, était miroir de ma non croyance à ce qu'il désire vivre avec moi.  Je sentis que oui, en grande partie. 

Je n'avais eu aucune nouvelle de lui encore ce jour-là.  Il me restait 10 jours avant mon déménagement.  Je lui écrivis pour lui dire que Coloc avait trouvé logis et lui donner les dernières nouvelles pour la maison.

En soirée, je laissai monter en moi l'image du pont au-dessus du précipice et de Bob m'attendant de l'autre côté.  Alors que je m'approchais de lui, le pont s'élevait.  Par deux à trois fois, je laissai monter l'image et ce fut le même scénario.  Dès que j'affirmais que je désirais vivre avec lui, alors là le pont se replaçait.

Le 15, alors que je resongeais  à la vision de la veille pour le pont,  je me dis que j'avais à affirmer ce que je désirais vivre tout en lâchant prise sur le résultat car Bob avait son libre arbitre.  J'avais à ne point laisser mes pensées être envahies par les doutes.  C'est ce qui monta en moi comme explication.

En soirée, tous mes guides furent présents et l'on me fit travailler le pont afin qu'il reste en place sans se relever.  Affirmer que je désirais vivre et voyager avec Bob.

Le 16 au matin, j'avais une réponse de Bob, il ne serait point là pour m'aider à déménager.

Mon ego, la femme blessée en moi entra en réaction, je n'avais nulle envie de lui répondre, je ne voyais que des paroles, où étaient les actes ?  Je lui manquais qu'il disait, il avait fini ses batailles selon Wanapagué.  Cela me faisait décrocher de ce rêve de potentiel futur avec lui.  Je voyais que pour la maison, encore une fois j'aurais à m'organiser seule jusqu'à la fin, sans l'aide d'un conjoint.

J'avais peu de signe encourageant pour ce qui était de vivre et voyager avec lui.  Je trouvais même qu'il se tenait éloigné beaucoup plus que l'an d'avant.  Je pleurai mon découragement car je savais qu'ensuite je me relèverais les manches comme je le faisais dans le passé.

Plus tard en journée, monta ceci en moi face à la situation avec Bob.  Ce que l'on désire et dont nos pensées, croyances sont contraires, quand on affirme fort, ça fait bouger et nous montre la force de nos contradictions.  Donc, la situation avec Bob me montrait ma croyance, où en était ma confiance en ce que je désirais vivre avec lui.

Sur ce qui arrivait avec Bob, je voyais que je me testais sur ce que je désirais vivre, ma confiance en ce qui se passait, vivait des dialogues avec son essence.  Cela me fit songer aussi quand j'avais décroché des dialogues avec l'essence du conjoint en 2001.

J'écrivis à Bob, je lui exprimai ce que je vivais sans chercher à l'accuser, sans être trop dans l'émotionnel.

En soirée, je reçus un message par l'entremise d'une sur une salle de tchat.  Cela me fit décrocher de par les mots qu'elle utilisait pour parler de ma relation avec Bob.  Cela venait refléter beaucoup ma basse vibration, mes doutes, des mots de l'ancienne énergie.  Elle me disait qu'il n'y aurait aucun futur avec lui, que ses peurs seraient les plus fortes.

Le 17, je resongeai au message reçu la veille.  Oui, avec Bob je travaillais ma valeur, j'avais donné beaucoup quelque part, surtout en temps, j'avais récolté du beau oui, mais peu souvent.  Là j'avais à prendre soin de moi, me donner du temps à moi.  J'envoyai court mail à Bob pour lui partager un peu de ce que je vivais.

J'allais penser plus à moi, j'allais décrocher de ce rêve qu'il me demande vite de vivre avec lui.  J'avais beaucoup donné à lui, j'allais donner à moi.  Je vivais une superbe relation de partenariat dans l'amitié avec Coloc, j'avais le droit divin de la vivre aussi dans une relation amoureuse, en couple. 

J'avais encore à oeuvrer sur le couple en moi afin qu'il se reflète à l'extérieur avec Bob ou avec un autre.  J'avais à m'aimer encore plus, reconnaître encore plus ma valeur.  Et quelque part, j'avais nulle envie d'être des années à démontrer à Bob qu'il était vraiment libre même en étant plus souvent avec moi.  J'avais déjà donné sur ce plan-là.  J'avais droit divin à encore plus de "donner-recevoir".  Ce qui revint en moi du message transmis par la connaissance du net:  lâcher prise sur le temps et les évènements.

J'avais à voir que la non présence, le non partage de Bob ne signifiaient point que je valais peu, cela signifiait surtout ses peurs et limites à lui selon ses blessures.  Je choisis alors d'être heureuse, d'avancer librement.  Mon but de couple, soit de vivre et voyager avec Bob, j'avais encore à travailler sur moi, j'avais aussi à panser mes blessures.

J'apprends qu'il y a encore des complications pour la vente de la maison, je craque et partage cela avec Bob dans un mail.  Cela me suffisait de l'excuser, il verrait aussi une autre partie de moi.  Une relation que se bâtissait ce n'était point juste de partager que le beau.  Il verrait la fragile, la découragée en moi

Il y eut dialogue avec Imshahel et Wanapagué et il fut question aussi de ma relation avec Bob (Voir Imshahel Juillet 2004)

En soirée, je voulus lui écrire pour lui dire que j'allais mieux.  Est-ce que je me sentais coupable alors de mon mail dans lequel j'avais craqué ?  Je ne lui envoyai rien, intérieurement cela me disait de lui faire silence, qu'il s'inquiète un peu.  De toute façon, je voyais que ces derniers temps, il ne lisait ses mails qu'une fois par semaine.

Le 18 au matin, j'avais mail de lui.  Il me disait qu'il ne savait pas quoi me dire pour me rassurer, me consoler.  Je lui répondis long mail comme quoi j'allais mieux, je lui demandai de me ressentir, je lui dis qu'il me manquait, que j'avais vu mes peurs, mes illusions, cerné ma valeur, etc.  Que je me reposais et prenais soin de moi.

Il y eut dialogue avec Imshahel et Wanapagué et il fut question de Bob, de ma relation avec lui, de ma valeur. (Voir Imshahel Juillet 2004)

J'allai au bord de l'eau et je sentis la présence de Bob tout au long du chemin comme si on marchait ensemble.

En soirée, je voulus lui écrire pour lui partager ma journée et cela me dit non intérieurement.  J'avais à le laisser venir à moi, qu'il s'inquiète un peu, qu'il démontre son désir de moments avec moi.  Que je lui manque alors encore plus afin qu'il apprécie plus qui j'étais, ce que nous vivions ensemble, ce que je lui donnais sans condition.

Le 19, monta en moi que d'avoir un toit temporairement, cela rassurerait Bob, qu'il ne se sentirait point piégé ainsi.

J'eus envie de relire septembre et octobre de l'an d'avant alors que je voyais, étais avec Bob plus régulièrement et je passai à l'action.

Je n'avais eu aucun mail de lui ce matin-là, je me dis que cela irait sûrement plus tard en semaine.

En début d'après-midi alors que je relisais mes dialogues avec mes guides, Wanapagué m'apparut et me dit qu'il revenait vers moi.

Tout se mettait en place pour mon déménagement.  Je me dis qu'une arrivée surprise de Bob pour le déménagement serait géniale.

Le 20, suite à une image qui avait monté en moi la veille, je pris conscience que de vivre avec Bob, il y avait encore en moi la crainte qu'il change alors d'attitude, qu'ensuite, tout ce que je ferais dans la maison chez lui, qu'il me dise alors que je n'étais pas ok.

Tout se plaçait et j'aurais aimé qu'il soit là pour mon déménagement.

Le 21, j'eus la sensation que point pour cette année de voyager avec Bob.  C'était à suivre.

Je reçus la nouvelle que l'offre d'achat tombait à l'eau, devenait nulle de par des complications vécues du côté de l'acheteur.  Avec l'agente, on rectifia  la mise en marché pour la maison.

Cela me tenta encore d'écrire à Bob et encore une fois intérieurement cela me dit non.  Il avait aussi à demander de mes nouvelles, que j'avais beaucoup donné, je devais songer à moi surtout.

Le 22, je pris conscience que Bob n'avait point ma nouvelle adresse pour le logis donc qu'il ne saurait pas où aller pour venir me voir.  Je devenais donc non disponible, la situation s'inversait, les rôles s'inversaient aussi.  J'eus l'intuition que cela ne faisait que commencer avec Bob, que c'était loin d'être finie notre histoire.  (Note:  en effet, cela prit encore deux ans afin qu'elle se termine vraiment en entier.)

Je discutai avec ma copine Nadia, selon elle, c'était mon ego qui ne voulait point que je donne ma nouvelle adresse à Bob.  De mon coté, je sentis que s'il n'arrivait pas chez moi d'ici le jour du déménagement, alors ce jour-là je lui enverrais mail pour la lui donner.

Je relus mes écrits avec mes guides et monta ceci en moi :  "Dès le début avec mon ex-mari, il me disait , faut arrêter ceci, cela pour... alors que Bob me redisait que j'étais libre, qu'il se fiait à mes instincts, donc que j'étais ok continuellement , donc il ne changerait point même en vivant ensemble.  Dès le début, mon ex mari avait commencé l'emprisonnement et je n'avais rien vu.  Bob n'avait jamais râlé du fait qu'il devait me ramener parce que j'avais des rendez-vous prévus avec des amitiés."

Remonta en moi l'intuition du passé que conjoint entrerait dans ma vie quand Nico quitterait la maison.  Là Nico ne serait plus dans mon espace, il serait même loin physiquement.  Tout se plaçait pour autre chose pour moi.

Je n'avais aucune nouvelle de lui, il me manquait, sa chaleur, sa présence, son sourire, nos beaux moments ensemble, tout cela me manquait.  Une partie en moi aspirait à son arrivée surprise pour le lendemain.

J'éprouvai beaucoup de cafard en soirée, mon désir d'être avec Bob et non seule était très fort.  Bientôt, très bientôt je serais à nouveau avec lui car il revenait vers moi continuellement, il aimait être avec moi malgré ses peurs, ses limites.  J'avais cela à me dire.  Nous nous guérissions au contact l'un de l'autre.

Le 23 au matin, les doutes me reprennent si je suis faite pour voyager avec Bob, si je m'illusionnais, si j'idéalisais tout cela.  Doutes sur ma relation avec lui, que je passe alors d'une prison avec un homme très dépendant à un homme trop indépendant avec lequel rien à bâtir de concret.  Cette relation était-elle l'autre extrême de la balance ?

Je n'avais aucune nouvelle de lui, aucun mail et je m'avouais n'avoir nulle envie de passer mon temps à décoder avec lui.  Pourtant dès qu'il était là, j'oubliais mes doutes et reprenais espoir.  Étais-je encore dans de vieux schémas à espérer, rêver de plus de moments avec lui ?

J'aurais aimé qu'il m'écrive plus dans la semaine du fait que j'avais craqué.  Je me serais alors sentie soutenue.  Je constatai que la peur de me faire dire que je n'étais pas OK m'empêchait de faire des choses avec lui.  Remonta en moi la première semaine vécue avec Gilles M., les blocages que j'avais vécus et qu'avec mon ex-mari je n'étais pas Ok de ne pas vouloir d'emploi, de suivre mon coeur, de vouloir être présente pour les enfants, etc.  Pourtant, Bob m'avait-il déjà dit que je n'étais pas OK ?  J'aurai aimé qu'il dorme avec moi pour cette dernière nuit dans cette maison.

En matinée, je lui écrivis pour lui donner ma nouvelle adresse et les dernières nouvelles et partageai un peu certaines prises de conscience face à me sentir Ok ou pas OK.

J'avais à ne point me créer d'attentes de recevoir de ses nouvelles ce jour-là.  Ce n'était point facile car il me manquait, sa force, sa chaleur, son sourire, sa tendresse et son amour.

Le 24, c'est jour du déménagement.  Aurais-je des nouvelles de lui ce matin  avant de partir.

Coïncidences ? Clin d'oeil des guides ? La plaque du camion loué était de l'Arizona.

Ce soir-là, il y eut dialogue avec Imshahel et Wanapagué et il fut question un peu de Bob (Voir Imshahel Juillet 2004)

Le 25, je me dis que j'avais à me sentir prospère, faire confiance, affirmer que maison vendue et que je vivrais et voyagerais avec Bob.  Allait-il rentrer cette semaine ?  Je retrouvai mon sac à dos, j'étais donc prête pour partir et aller chez lui quelques jours.

Il y avait eu beaucoup de mouvements depuis la fin d'avril, ne manquait que Bob dans le décor afin de percevoir où il en était rendu, s'il avait envie de voyager avec moi, de m'amener sur les routes avec lui.

En après-midi je reçus nouvelle offre d'achat sans condition que j'acceptai, la maison était enfin vendue.  Ne restait qu'à voir arriver Bob et passer des moments avec lui.   Maintenant, me restait à affirmer que je vivrais et voyagerais avec Bob.

En soirée j'écrivis cette affirmation dans mon journal: "Je partage la vie de l'époux bien-aimé, je vis et voyage avec Bob, cela nous rend mutuellement heureux.  Merci."

Je remerciai aussi pour la vente de la maison.  Ma situation financière allait se replacer.  J'étais libre pour vivre et voyager avec Bob.

© lumdam 2007