L'enfant intérieur, c'est l'enfant que nous étions, qui a connu souffrance et dont cela a marqué sa façon de voir la vie.

J'ai mis cette page dans "Mes Outils" car cela fait aussi partie de nombreuses thérapies en psychologie, puisque tout part de notre enfance bien souvent.

Afin de prendre contact avec l'enfant que j'étais,  j'ai eu à fouiller dans mes albums photos.  Voici celles que j'avais alors retenues.

              

1 mois                          1 an                        2 ans                 4 ans

Mais c'est surtout la petite fille que j'étais à 3 ans qui m'apparaissait en méditation, soit celle ci.

Une fois, je fus surprise de voir celle de 10 ans m'apparaître, à ce moment là je m'occupais des jeunes filles de 9 à 11 ans dans le scoutisme

Elle était venu me dire combien j'apportais aux jeunes, de ne point me décourager alors que je vivais des situations moins faciles dans ma vie au sein de ce mouvement.

Nous vivons aussi cela  dans la dualité, car bien souvent le parent en nous étouffe cet enfant.

La première fois que j'ai entrepris une méditation pour visualiser l'enfant en moi et lui parler ce fut  en janvier 96.

Pour moi, être en contact avec son enfant intérieur, c'est d'être en contact avec les parties de nous capable de s'émerveiller, capable de vivre les "ici et maintenant" sans s'inquiéter du futur ni se rendre coupable pour le passé.

C'est d'être vrai, authentique.  Regardez un enfant en bas âge, il crie quand il a faim, pleure quand il a mal, sourit quand il est joyeux.  Les émotions passent sans rester.  Combien de fois avons-nous vu 2 enfants se chamailler et 5 minutes après jouer ensemble comme si rien ne s'était passé ?  C'est cela la capacité de l'enfant en nous que nous avons à retrouver.

Souvent nous sommes plus parent qu'enfant, le poids que nous mettons des responsabilités, des soucis de la vie font qu'on oublie l'enfant en nous qui aime s'amuser, qui est capable de rire aux éclats.

En prenant contact avec mon enfant intérieur, j'ai pu aller lui demander ce dont il avait besoin dans certains moments, comme quand je me sentais mal.

J'ai pu en visualisation, le bercer, le cajoler.  Même au-dehors de cela, il m'est arrivé souvent de me bercer, de me prendre dans mes bras et de me donner la tendresse dont l'enfant en moi avait besoin.

Garder son coeur d'enfant n'est point de garder le côté capricieux, si je peux employer ce mot, de celui-ci. L'enfant qui croit que tout lui est dû, que l'autre doit faire ses 4 volontés, que l'autre est responsable de son bonheur.

Devenir adulte, c'est être responsable de ses actes et en assumer les conséquences tout en gardant l'émerveillement, le moment présent, etc.  Devenir adulte c'est d'être le propre parent de  l'enfant en nous.

Je pourrais énumérer plein d'extraits de dialogues avec mon enfant intérieur.  Je ne le ferai point.  Je peux te dire que parfois il m'a remise à ma place en me disant que je questionnais trop, que tout était à l'intérieur de moi comme réponse.  Il m'a déjà dit de bouger plus, de faire des choses que j'aimais afin de retrouver ainsi mon énergie.

Souvent je le retrouvais tout heureux, pétillant de joie, qui s'amusait, cela m'indiquait aussi que j'étais bien centrée, en paix en moi-même. Un jour, il m'a même dit qu'il se sentait capable de construire le monde.

Parfois je vivais aussi dialogue intérieur et avec l'enfant et le parent en moi afin de voir à ce que l'harmonie soit présente.

Il lui est arrivé de me dire qu'une surprise s'en venait pour moi avec toute l'excitation qui était sienne.  Et la surprise arrivait.

En ce moment même, je prends contact avec lui, nous échangeons les traditionnels:  "bonjour, tu te sens bien ?"  Je ris, car il me regarde les yeux pétillants de malice.  Il est heureux, il aime que je parle de lui.  Nous échangeons des clins d'oeil, nous rions, nous nous amusons à créer cette page. Une douce complicité est entre lui et moi.  Nous avançons maintenant main dans la main.

J'ai pris tout au long de ce texte le "Il" pour parler de l'enfant en moi car que  nous soyons femme ou homme, il y a toujours en nous un "enfant".

Tout comme la chanson de Yves Duteil : Prendre un enfant par  la main...  Je te souhaite d'avancer dans la vie main dans la main, en harmonie avec l'enfant qui est en toi.

© lumdam 2001-2013