Homme-Femme

En nous, existent nos principes féminin et masculin, yin-yang, donner-recevoir.

La partie féminine en nous est celle qui désire, l'homme passe à l'action pour réaliser ce désir.

Il n'est point toujours facile de déterminer quelles parties en nous est la plus forte, la plus faible.

Car cela va selon les situations aussi.

À travers les lectures de "Écoute ton corps" et de la 8e leçon de la Prophétie des Andes, j'ai fait un travail pour voir ce qu'il en était de ces deux principes en moi afin de les harmoniser. J'y ai découvert aussi comment ces 2 principes agissaient en moi.

Voici l'une de mes découvertes et expériences afin d'atteindre l'harmonie.

Période du 8 avril au 23 août 95

"Dans un couple, c'est toujours celui qui n'accepte pas le sexe opposé qui est dirigeant.  Celui qui n'accepte pas son propre sexe est passif et aime se laisser diriger."  Lise B"

Cela signifiait que je n'acceptais pas la femme en moi, surtout la femme comme je sentais que je devais être selon la vision de mon mari et de la société.  Celle au service de l'homme, de ses enfants, de la maison. Celle qui ne peut gagner plus d'argent, dont le travail est moins astreignant que celui de l'homme. Qu'un travail payant pour l'homme est plus fatiguant que le travail de la femme à la maison. 

Et c'est ce que j'ai vécu, j'étais au service des enfants, du mari, de la maison plus ou moins.  Les besoins des enfants, du mari, de la maison, de la famille devaient passer avant les miens.

Pourtant, la femme c'est l'intuition, le coeur.  Lorsqu'il s'agissait de créativité, je l'écoutais..

Je vois, aujourd'hui, que je me suis brimée dans ce que j'étais (sociabilité, fonceuse, etc) au nom de la peur d'être seule.

Je voulais un conjoint qui me protège et je me suis pas sentie en sécurité avec mon mari.  Je voulais un conjoint fort, sur lequel m'appuyer et c'est le contraire qui m'est arrivé.  Je voulais d'un conjoint qu'il me gâte et c'est le contraire.  Je voulais d'un conjoint qu'il soit à l'écoute de moi et il ne l'a pas été.

Aujourd'hui, je sais que si je veux être protégée, c'est moi qui le fais.  Qu'il n'y a que moi pour mieux répondre aux besoins et désirs en moi.

J'étais beaucoup attirée par les hommes d'affaires dans ma jeunesse, ils représentaient mon idéal.  Je me sentais prête à les seconder.  Pourtant, ce fut des gars et des hommes avec moins d'instruction que moi auprès de qui j'ai fait des bouts de chemin.  La plupart étaient des manuels alors que je suis très intellectuelle.  Le seul qui avait plus d'instruction m'a dit que en tant que femme je pouvais pas atteindre des études aussi hautes que lui.  De là j'ai bloqué ma route à une certaine réussite.

Je découvris aussi que je n'avais point continué mes études par peur de ne pas atteindre les attentes que je croyais être celles de mes parents.  C'étaient mes propres attentes, la perfectionniste en moi.  Je m'étais mise une barrière très haute,  et j'ai lâché en chemin.

Je recherchais chez les hommes ce qui était en moi, ce que mon principe masculin pouvait faire.

Je recherchais le héros dans les hommes, j'avais à trouver le propre héros en moi.

Je pus voir à travers ces différentes découvertes, qu'il y avait des parties de mon principe féminin que je n'acceptais pas ainsi que des parties de mon principe masculin.

 
© lumdam 2003