Il existe en nous différentes peurs à divers degrés, certaines sont dues à un évènement vécu et dont nous ne voulons point revivre.

La peur provient du mental, des mémoires surtout, mémoires de faits vécus,  aussi sur d'autres plans qui portent en eux mémoires de vies antérieures.

Lise Bourbeau l'explique ainsi:

"Cependant, il est important d'être conscient que toute croyance entretient la peur, c'est-à-dire la peur que quelque chose de désagréable se produise si tu agis contrairement à la croyance.  Certaines croyances demandent plus d'efforts pour arriver à s'en départir car elles sont entretenues simultanément par des millions de personnes.  Il semble plus facile en général de devenir conscient de la peur avant de devenir conscient de la croyance.  Par contre, il est possible qu'on devienne conscient d'une croyance et qu'ensuite on voit la peur qu'elle engendre."

En spiritualité, la peur est contraire à l'amour.

En psychologie, la peur provient d'une pensée qui peut être vraie, fausse ou douteuse.

Bien souvent, on a peur de faire telle ou telle action car on croit que celle-ci sera mal perçue.  On a donc une peur "douteuse" puisqu'on ne sait pas vraiment ce que l'autre pensera ou dira.

Il y a des peurs saines et moins saines.  Le fait de mettre sa main dans le feu, la peur de se brûler est saine car c'est probablement ce qui arrivera.  D'un autre côté, ne pas aller au bord de l'eau par peur de tomber à l'eau, d'être poussée et de se noyer, est une probabilité.  Pour bien des gens, certaines peurs deviennent des phobies et les empêchent de vivre pleinement.

À travers mon cheminement, j'ai eu à regarder mes différentes peurs qui me faisaient rester en place, être malheureuse et qui m'empêchaient ainsi d'aller de l'avant.  Pour chaque peur dont je prenais conscience, j'avais à regarder les pensées, les croyances attachées à celle-ci.  À travers différents écrits passés, je relatai diverses prises de conscience où j'ai trouvé peurs et croyances m'empêchant d'avancer.  Parfois, il est difficile de trouver la provenance et l'exactitude d'une peur car le mental peut l'avoir mis très loin en mémoire, surtout si la blessure fut trop profonde.  Donc inconsciemment, par peur de souffrir, on oublie la peur première, la situation où nous avons eu peur.  C'est souvent le cas des amnésies brutales après un choc.  La peur de devoir affronter à nouveau la situation nous la fait oublier.

Nos peurs peuvent aussi provenir de celles des autres.  Exemple; une maman a tellement peur des chiens qu'elle transmet cette peur à ses enfants.  La mère a cette peur de par une morsure alors qu'elle était enfant, mais les enfants eux, ont cette peur sans vraiment avoir le vécu.

À travers mes lectures sur la réincarnation, j'ai pu découvrir que certaines de mes peurs me venaient de vies antérieures.  Ma peur d'être sur le devant  d'une scène, d'une foule me venait de vies où je fus tuée pour avoir été quelqu'un qui parlait aux foules, qui avait beaucoup de charisme.  Il en est de même pour ma peur d'exprimer encore plus ma spiritualité, mon cheminement, mon chemin choisi.

J'ai pu aussi comprendre des peurs que mes enfants ont, suite à des vies antérieures dont j'ai eu la chance de percevoir les situations vécues causant les dites peurs.

Encore à ce jour, après 19 ans de cheminement, je me découvre encore des peurs non résolues, non transformées.

En étudiant la puissance des mots, j'ai pu aussi m'aider à trouver et à transformer la force des peurs.  Pour certaines situations, j'emploie les  mots "crainte, je crains", ainsi je me suis rendue compte que je donnais moins de force à une peur tout en acceptant qu'elle soit encore présente en moi.

La vie nous envoie des messages de différentes façons pour nous faire voir une peur.  À travers un rêve par exemple:

" Ce que je retiens du message général de mon rêve: 2 hommes, l'un est mon mental, l'autre le coeur, et je décide de tout lâcher pour aller à la recherche de celui du coeur, de l'intuition et que le chemin n'était pas facile, parsemé d'embûches faites par des gens (ma peur d'être jugée m'empêche vraiment d'être à l'écoute complète de mon coeur)  -Extrait 1er juin 96 "

Le corps aussi est un précieux outil comme messager, un mal de ventre indique une peur.  Extrait de Ton corps te dit: aime-toi par Lise Bourbeau

"Blocage émotionnel:  Lorsque c'est le haut du ventre qui fait mal, c'est-à-dire dans la région du plexus solaire, le corps envoie le message que cette personne s'en fait trop pour les autres.  Elle vit des peurs pour les autres.  Lorsque c'est le bas du ventre qui fait mal (en bas du nombril), le corps envoie le message que cette personne s'en fait trop pour ce qui se passe dans le moment.  Elle vit des peurs pour elle-même.  Elle peut avoir l'impression que quelqu'un lui passe ou veut lui passer sur le ventre, c'est-à-dire l'écraser pour arriver à ses fins.  Ou elle a assez peur pour se mettre à plat ventre devant quelqu'un, c'est-à-dire qu'elle s'humilie pour arriver à ses fins.

Blocage mental:  Pour le haut du ventre, ton corps te dit d'arrêter de croire que tu es sur terre pour voir au bonheur constant de tous ceux que tu aimes.  Tu peux avoir de la compassion pour eux mais personne ne te demande de te rendre malade pour eux.  Tu dois apprendre à les laisser vivre leurs expériences et à leur donner de l'aide seulement lorsqu'ils t'en demandent, tout en respectant tes limites.  Pour le bas du ventre, ton corps te dit que tu crois qu'en t'en faisant beaucoup, en t'inquiétant assez, tu auras plus de chances de faire disparaître les évènements ou les personnes qui te font peur dans le moment.  Tu as beaucoup plus de chances de trouve la bonne solution en lâchant prise car ainsi, tu demeures centré.  Lorsque tu vis des inquiétudes, tu es décentré et tes décisions sont basées sur la peur plutôt que sur tes vrais besoins.  Si tu utilises les expression "Ça me prend au ventre" ou "Ça me fait mal au ventre" ou "Je le sens dans mes tripes", regarde les peurs cachées derrière ces expressions et réalise qu'elles ne sont plus vraies pour toi."

Lorsque je reçois des messages à travers le corps, j'appelle aussi cela "métaphysique".

Les mots que nous employons peuvent démontrer une peur cachée:  je voudrais...  j'aimerais... il faudrait... il faut... j'aurais dû... etc. En somme toute expression au conditionnel.

Souvent, pour m'aider à transformer une peur, en posant une nouvelle action, je me demandais qu'elle était le pire qui pouvait m'arriver suite à cette action, et bien souvent, ce que je croyais le pire était peu. Exemple: la peur d'être jugée, rejetée m'a souvent empêcher d'avancer.  Lorsque je me suis retrouvée seule avec mes enfants et sans voiture, je croyais que je ne pouvais demander la voiture de ma mère que pour les situations d'urgence, l'épicerie ou rendez-vous pour les enfants.  Ma peur  me faisait croire que je ne pouvais avoir la voiture pour le plaisir de me promener.  Quand j'ai choisi d'avancer et de regarder c'est quoi vraiment le pire qui pouvait m'arriver, j'ai bien vu que c'était juste de me faire dire un Non, et c'était quoi de se faire dire Non ? rien.  J'ai donc osé et j'ai eu la joie bien souvent lorsque l'auto était disponible, de pouvoir me balader avec mes enfants, m'offrir ce plaisir, cette activité que j'ai toujours aimée.

Combien de gens n'osent pas demander quelque chose par peur ? Combien de gens se privent par peur ?

Je vous dirai que bien entendu je n'irai point me lancer au milieu de l'autoroute en plein heure de trafic.  Prudence est  quand même de mise dans la vie.  Savoir voir et assumer les conséquences de nos gestes.   Tout comme il est important aussi de se respecter dans nos limites pour dépasser des peurs.

© lumdam 2001-2013